Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 09:28

 

Un secret bien plus impénétrable que les cuisines des palaces, un lieu vierge à ce jour de caméra de télévision et de zoom de paparazzi. Randall Price, chef du «fin fond des États-Unis», nous devoile les cuisines d'un château à particule.

Chroniques culinaires et caustiques
Si vous avez aimé les coulisses d’un restaurant étoilé parisien avec «Ratatouille», vous adorerez suivre Randall Price dans les cuisines de ce château auvergnat. 
Son amour de la gastronomie et une recette inspirée de gâteau au chocolat le mène jusqu’à Paris, le désert estival parisien l’expédie dans la «France profonde», au château de Z. résidence estivale du conte et la comtesse de... Dix-sept saisons auvergnates nourrissent ces chroniques, hautes en couleurs, riches en saveurs.
 

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Un château en Auvergne
Certes, avoir grandi à quelques kilomètres de ce château de Z, avoir probablement côtoyé certains invités sur les bancs de l’institution de S.  a attisé ma curiosité. Mais chacun peut se régaler tout autant de ce regard décalé sur les moeurs du «gratin» et des trésors de créativité déployés pour les nourrir.
Ni le manque de couteaux, ni le sous-équipement en matériel décent, ni les coupures intempestives de courant, ni la température de serre tropicale de la cuisine voutée ne sont venus à bout de l’enthousiasme de Randall Price.
Au fil des étés, il distille ses impressions d’Auvergne. «Il m’arrivait de surprendre des fromages qui tentaient de s’échapper en coulant jusque sur le carrelage. Ils étaient «faits» comme disent les Auvergnats».
Sa tendresse acidulée s’avère réjouissante en cette année de célébration d’Alexandre Vialatte.

Les recettes de Randall
 Comme lui, on succombe au charme de l'excentrique comtesse Joy et son extravagante tribu. Mais pas (ou presque) de potins mondains, ses chroniques sont plus culinaires que caustiques.
Dans la cuisine fortifiée, au son des tubes des 80‘s, en chemise à palmier et bermuda de surf, il revisite les recettes «tradition française», apprises à l’institut La Varenne, accommode à la sauce américano-asia-fusion les légumes du jardin et les produits de terroir. 

Dès son premier diner au château, il métamorphose «deux belles longes de porc, des oranges trop mûres qui commençaient à moisir, la moitié d’une grappe de raisin en train de s’abimer..de oeufs de la ferme du château, des tomates cerises..» en «soupe de tomate et d’orange au cumin, longe de porc au vermouth..».
Il fabrique du fromage frais à partir de «lait vivant», élabore des cygnes géants en meringue et caramel, mijote des repas pour présidents.. de la République ou du club des gourmets, grille des barbecues texans dans le jardin du château, cuit le pain dans un four centenaire.
Des tranches de vie côté cuisine relevées à la vie de château vue par la porte de service. 

"Chroniques Culinaires et Caustiques" de Randall Price, préfacé par Valéry Giscard d'Estaing.
18€, éditions de la Martinière


Par C10VIN - Publié dans : Billet d'humeur
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 16:11


Une délicieuse recette en direct du marché de Sète. La saveur de cette sauce vient des «cranquettes», ces petits crabes du golfe du Lion, utilisés habituellement pour faire de la soupe ou la bouillabaisse.

Même sous leurs pseudonymes crabe enragé, favouille, gafouille, ces crabes verts sont curieusement absents de «l’inventaire du patrimoine culinaire en Languedoc-Roussillon». Mais - ouf - ils se retrouvent abondamment dans la «bible» de la cuisine régionale, «la cuisine secrète du Languedoc-Roussillon», d’André Soulier, qui donne une intéressante leçon de genre. «Les cranques sont les crabes femelles». Les cranquettes sont donc les crabes mâles !

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Un seul point noir : le "décorticage" des cranquettes nécessite une patience et une habileté frôlant l'obsessionnel, pleinement justifié pour un résultat d’exception. Et si vous n’avez pas le bonheur de résider autour du golfe du Lion, vous pouvez remplacer les cranques(ettes)  par des crabes congelés de magasin asiatique. Ils sont plus gros, donc plus rapides à décortiquer. Pour les plus pressés, prenez directement la chair de crabe, pour gagner en temps ce qui est perdu en saveur.

 

Préparation : 1 heure
Cuisson : 15 minutes
pour 4 personnes

sauce crabe, tomate, basilic
1 kilo de cranques ou cranquettes (crabes verts)
1 boite de sauce tomate au basilic (encore mieux, faites vous même la sauce au basilic)
1 verre de vin blanc
2 gousses d’ail

Supprimez le tablier et les pattes de chaque cranquette. Conservez les pinces. Faites  roussir les pinces et les coffres avec l’ail  émincé. Un tour de moulin à poivre. Mouillez avec 1 verre de vin blanc, cuire 10 minutes
Filtrer le jus et laisser refroidir les crabes
En décortiquant avec patience, récupérer la chair des coffres et des pattes des crabes.
Mettre dans la sauteuse avec le jus récupéré, ajouter la sauce tomate, mélanger et faire chauffer quelques minutes
Servir sur des pâtes «al dente», courtes (c’est mieux avec les sauces épaisses) mais, surtout, SANS parmesan (le parmesan sur les sauces au poisson ruine la sauce ET le parmesan).

Par C10VIN - Publié dans : Recettes maison
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 16:40

Avez-vous déjà mangé malais ? La cuisine de ce royaume de 28 millions d’habitants est certainement une des plus inconnues de l’Asie. Elle se rapproche de sa voisine indonésienne, ignorée malgré ses 240 millions d’amateurs  (L’Indonésie est le 4° premier du monde). Indonésie et Malaisie, carrefour commercial d’Asie, attirent marchands et aventuriers depuis des siècles.

 

Asia-fusion food 

La cuisine malaise reflète échanges et mélanges d’influences indonésiennes, chinoises, indiennes, thaïlandaises, mais aussi européenne. Ce peuple marin combine les fruits et légumes locaux avec les ressources de la mer, ce peuple musulman ne cuisine pas le porc.

Cuisine de rue ou cuisine de fêtes et banquets, les recettes utilisent largement lait de coco, herbes, piment et épices. Poisson, crevette, légumes, bœuf, poulet, mais aussi pate de soja mijotent en curry, garnissent des soupes ou sautent au wok. La brochette grillées et marinées en « satay » compose, avec le riz et les nouilles sautés nasi gorem et mi gorem, un savoureux quotidien.
Le registre sucré surprend avec par son gout immodéré pour la texture gélifiée et des saveurs inconnues, sucre de palme, crème de coco, patate douce, tapioca et riz gluant.
Il suffit de regarder faire le TV chef Wan, « Jamie Oliver » malais, et d’avoir goûté à son curry de poulet, oignons caramélisés, raisins, amande, épices, dans une onctueuse sauce au yaourt et jus d’herbe, pour devenir gourmand de cuisine malaise. Continuez à regarder le « diaporamiam » de Marmiton pour continuer cette savoureuse exploration.

La cuisine « indo-malaise » est par contre très populaire ailleurs en Europe,  de l’Angleterre à la Hollande. La Malaisie a d’ailleurs un site officiel dédié à sa cuisine, malaysiakitchen, avec adresses de restaurants outre manche, et de nombreuses recettes expliquées.  mais n’a pas encore atteint la France.

En France, les restaurants mailais se comptent sur les doigts d’une main. A Paris, vous en rapprocher avec ‘jawa’ traiteur indonésien. Stéphanie,  une franco-indonésienne, a créé en 2010 cette entreprise de restauration rapide et traiteur. 

 

Malais à la maison ?

Alors pourquoi ne pas se mettre en cuisine ? Si les recettes semblent assez faciles à réaliser, à l’exception du mélange d’épices, qui donne toute la typicité des recettes. Qui a parcouru les magasins asiatiques à la recherche des 15 ingrédients d’une pâte de curry, puis les a pilé longuement, à la meule de pierre de préférence, comprend vite l’intérêt des mélanges déjà préparé !

http://farm3.static.flickr.com/2349/5812119740_eea42414e4_m.jpgEn V.O. ou sous-titré ?

 

Comme pour un DVD vous avez trois options :

Doublé en français : Dans votre supermarché français, à la recherche de la sauce curry : sans surprise, on retrouve les grandes marques : Suzy Wan, Uncle Ben’s et les marques de distributeur. « Curry », c’est tout, ne cherchez pas précision d’origine ! En goûtant cette sauce douce sucrée, on se demande si Suzy où Ben ont déjà mangé un « vrai » curry.

Version Originale : Le « kare » griffé « indonésian instant spices » rapportés de voyage, ou les ressources de l’épicerie asiatique sont gage de saveur locale. Conçus pour les palais asiatiques sur le dosage des piments et sans grande explication pour les cuisiner, c’est un terrain réservé aux aventuriers du goût.

Version Originale Sous-Titrée en Français : Le meilleur des deux monde : un gout authentique qui reste compatible avec nos palais, une présentation claire pour un usage facile.

J’ai testé la gamme AYAM, une marque malaise crée en 1892. Les produits sont fabriqués en Malaisie, distribués en France dans les rayons asiatiques des grandes surfaces.

J’ai retrouvé la richesse de saveurs de mon voyage en Indonésie, en version allégée en piment. J’ai épluché la liste d’ingrédients, pour n’y trouver que ce qui est décrit dans les recettes (herbes, épices, légumes, lait de coco) et rien de suspect (ni conservateur, colorant, huile de palme..).

L’emballage des « kit » est très pratique (nombre de personnes, force en piment, temps de cuisine, ingrédients à ajouter, recette pas à pas).  Pédagogique on apprend sur les ingrédients de base et l’histoire de la recette. Sur les pots de sauces, les explications, plus petites à lire, restent claires aussi.

Le kit laksa (une soupe « repas », coco, curry doux avec crevettes et nouilles) pour les débutants est aussi inratable que savoureux. Les marinades et les pâtes de curry sont tout aussi accessibles : mélanger avec du lait de coco, ajouter votre ingrédient principal, cuire, sachant que le site AYAM est plein de recettes (en vidéo ou à imprimer) : 22 pour la seule noix de coco !

Notons qu’AYAM prépare aussi des recettes thaïlandaises et balinaises, la délicate attention du lait de coco allégé et du dessert sans gluten aux perles de sago. Finalement, le seul mystère qui plane encore sur la cuisine Malaisienne est justement le sago ..car ni l’emballage de ce délicieux dessert, ni le site AYAM ne le dévoile.

Par C10VIN - Publié dans : Carnet de voyage gourmand
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 10:55


Même s'il n'y a pas d'élection dimanche, allez à la pêche !

dimanche 5 juin 2011, 5ième édition de la Journée de la pêche
2° loisir sportif de France (juste après le foot); ses associations départementales et les clubs de pêche irriguent la France comme un réseau hydrographique.
30 000 bénévoles et des centaines de manifestations organisées par les pêcheurs de loisir pour découvrir la pêche sous toutes ses formes.

Vous reviendrez probablement avec une truite, mon poisson fétiche.
En avant première d’un article et d’un livre, voici une recette aussi simple que délicieuse, inspirée par la «riche Ardèche», cuisinée par le chef Michel Rocle, de l’Auberge de Montfleury,  à Saint Germain, sur le dernier numéro de Terre de Vins.


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Crêpes minute à la châtaigne
Ma recette magique de pâte à crêpe en 5 minutes, qui fonctionne aussi en changeant la farine (blé, sarrasin..) et le lait (amande, riz..)

pour 5/6  grandes crêpes
1 oeuf
1/2 tasse de farine de châtaigne
1/2 tasse de farine de blé
1 tasse et demi de lait
1 cuillère à café d’huile, 1 pincée de sel

Mettre le tout dans un mixer jusqu'à obtenir une pâte lisse
Cuire les crêpes dans une poêle légèrement huilée

Nem de truite fumée en crêpe de châtaigne
3 crêpes de châtaigne
3 filets de truite fumée artisanale
1 cuillère à soupe d’ail des ours sac
1 cuilère à soupe d’huile de noisette
1 citron
fleurs de bourache et de capucine

Mariner 30 minutes les filets de truite dans l’huile, le jus de citron et l’ail des ours
Découper les filets de truite en 2 verticalement
Poser 1/2 filet et un peut de marinnade sur une crèpe
Repier les côtés et rouler
Découper des tronçons de 1 doigt de large en biais
Servir décoré de fleurs  de bourrache

Par C10VIN - Publié dans : Recettes maison
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 12:10

 Au-delà de la tour Eiffel s’étend un vaste territoire de forêts et de terres agricoles. Elles constituent 75% de l’île de France, un terroir comme un autre. Pour la première fois, les produits gourmands franciliens sont réunis dans la boutique l’échoppée locale, à Paris. Ont-ils séduit les papilles parisiennes ?


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Manger « localvore », c’est ne consommer que des produits alimentaires venant d’un rayon de 90 kilomètres soit 60 miles pour les USA. Cette démarche, née à New-York il y a 5 ans, gagne la France : les boutiques « paysannes » prennent leur place dans les régions, comme Sentiers des Cevennes, boutique de producteurs à Montpellier.

 

Des champs au local

Face à l’église saint-Nicolas des Champs, l’Echoppée locale est la première et unique à ce jour, épicerie 100% île de France.

Façade en bois gris et enseigne verte sur immeuble hausmannien, glissée entre travaux et barrière de chantier ; dans sa vitrine, tomate en pot, boîtes et flacons rétros, épis de blés et panier de paille, lui donne un petit air d’épicerie d’autrefois en province.

Barbara et Nathalie l’ont ouverte en août 2010 : « Ce qui nous tenait à cœur, c’est de redynamiser les produits du terroir, de petits producteurs ». 

 

Produits fièrement franciliens

Menthe poivrée de Milly la Forêt si aromatique en tisane ou sirop, moutarde du Vexin, moulue à la meule de pierre, cidre briard à la violette et bientôt des pâtes au blé dur de la Beauce, spécialement cultivé pour l’occasion… tous les produits sont garantis franciliens.

Ils voisinent avec le canard de la ferme du loup ravissant, les pâtés de poules en plein air de la ferme des Perrichats, les conserves de truite de l’une des plus anciennes piscicultures de France, ou le miel du jardin des plantes. Tout ces produits viennent de petits fermes ou d’artisans à l’ancienne : ni agriculture intensive ni production industrielle parmi les trésors gourmands des terroirs de Paris.

 

Quels clients pour l’échoppée ?

La boutique est calme. Barbara se concentre sur la gestion sur son portable. Pauline, sa stagiaire, étudiante en Langues Etrangères Appliquées, dresse le portrait des clients :

curieux du quartier au début, touristes de passages et parisiens d’autres arrondissements, motivés par les nombreux articles de presse parus depuis l’ouverture. A ce jour, ils restent « volatils et peu fidélisés »,  constatent-elles.

 

Plus parisien que localvore

Pour expliquer la difficulté à faire adhérer à cette démarche « locale, éthique, écologique et bonne pour les papilles », Barbara évoque « le rapport du Parisien à sa nourriture est particulier, il n’y attache pas une grande importance ».

Elle qui n’est pas Parisienne, elle est frappée par les cuisines de taille réduite dans les appartements et la surabondance de restaurants.

Elle note un second paradoxe : pas de marchés de producteurs mais partout des produits venant du monde entier.

Peut-être que pour les Parisiens, le terroir renvoie aux racines provinciales plutôt qu’à leur capitale, la qualité se trouve plutôt place de la Madeleine qu’au fond de la banlieue.

 

Le cabas 100% île de France

Depuis avril, l’Echoppée locale propose le cabas francilien pour fidéliser les volages.  Ce n’est pas de la vente directe des maraîchers, comme les paniers des AMAP, mais ça y ressemble, avec cette formule d’abonnement mensuel.

Pour 15 euros, le cabas contient 3 à 4 kilos de fruits et légumes, yaourt et fromage choisi chez des petits producteurs d’île de France à prendre le jeudi après midi à la boutique.

Il a séduit un public varié, du quartier ou pas, jeune et personnes âgées, hommes et femmes, ni particulièrement militants, ou adeptes du bio, mais étonnés par la fraîcheur et la variété des produits régionaux.

Les réabonnements constituent les premiers indices de ce nécessaire « effort pour changer sa façon de consommer, d’adopter des valeurs responsables et raisonnables et de retrouver un goût perdu dans les produits de supermarché », selon Barbara.

 

Le déclic viendra-t-il des chefs parisiens ? Yanick Alléno, au piano du palace étoilé le Meurice, célèbre les produits du terroir parisiens à sa table comme dans son dernier livre : « Ma cuisine est comme ma ville et ma ville, c’est Paris. »

 

4 couleurs pour le terroir d’île de France, vu par l’échoppée locale

vert comme la menthe poivrée de Milly la foret, déjà mentionnée au XII° siècle

rose comme la rose de Provins, arrivée dans les bagages des croisés en 1240

rouge comme le coquelicot de Nemours, inventé au XIX° siècle pour parfumer pastilles et sirop

vert comme le cresson de fontaine, que l’on retrouve dans la cuisine médiévale

 

en savoir plus :

www.echoppee-locale.fr

237 rue Saint-Martin – 75003 Paris

les saveurs d'Ile de France

Yannick Alleno

 

Par C10VIN - Publié dans : Produits et producteurs
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 18:53

Le concombre n’est pas votre ennemi, les radis ne complotent pas dans le frigo pour avoir votre peau, les tomates ne veulent pas votre mort et la salade vient d’être lavée de tout soupçon ...mais à qui pouvait profiter le crime de cette panique bactérienne qui a frappé les hommes par les légumes ?
Un complot carnivore derrière cette accusation sur le concombre létal ?
Une ironie du sort, un pendant européen à la contamination radioactive des légumes japonais ?
Une manigance retorse pour donner à brouter des légumes aux bètes, alors que l’herbe à séchée sur pied ?


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Nous ne savons pas encore, et comme dans le plus terrifiant des thrillers scientifiques, la bactérie mortelle semble défier la communauté scientifique. Il semble à l’heure actuelle, qu'elle ne soit pas présente DANS les légumes incriminés.
Que faire de mieux que de ne pas paniquer , d’appliquer les règles de bon sens de base qui sont toujours d’actualité ?
Préférer des légumes de saison, de circuit court, produit avec le minimum de produits chimiques possibles
Laver les légumes terreux avant des les ranger au  frigo
Laver soigneusement tout les fruits et légumes que vous consommez
Laver-vous toujours les mains avant de cuisiner
En cas d’intestin fragile ou de terrain à risque, ne pas consommer les légumes crus, les cuire «al dente» (vapeur ou wok), les bactéries n’y résistent pas.
Explorez les recettes de légumes cuits, de A comme ail en chemise à Z comme Zucchini, courgettes en V.O.


Par C10VIN - Publié dans : Billet d'humeur
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 18:02

Soleil, 3o° à l’ombre, pique-nique au vert et apéritifs au balcon, il y a urgence à repeindre sa cave en rose ! Une sélection de rosés d’ici, gourmands, aux prix sages (6-7€), goutés au fil des jours et des articles,

Goûté ces jolis vins de la vallée de l’Hérault pour dans mon escapade, Terre de Vins n°11, actuellement en kiosque :

Perle de rosé IGP Pays d’Oc, Domaine les 4 amours à Belarga :
Médaille d’or au concours des vins vallée de l’Hérault 2010 est naturellement dédié à Rose, la petite dernière. Finement perlant sur des notes de fraise des bois et de bonbon, sa grande fraicheur qui le rend aussi gourmand à boire que charmant à boire des yeux, couleur de ruban d’organza, étiquette aux petites bulles mutines et magnums élégants -la nouveauté de l’année.
Domaine Les 4 Amours, 34230 Bélarga
(à partir de 7€), 04 67 24 60 89,

Venus, vin de pays d’oc, cave coopérative d’Alignan du Vent
gourmand, simple, comme les premiers fruits rouges, sans complexe à l’apéritif
(6€)

Goûté à la cave la courte-échelle à Montpellier


Gourmandise, mas du Figuier, Vacquières
floral et fruité, élégant, qui permet d’aller sur des accords avec de la cuisine thaïe citronnelle-coco,
 (en conversion bio), env. 6€

Au cours de cuisine de l’ICF de Béziers :
Isa, vin de pays des côtes de Thongue, produit en bio par les chemins de Bassac
Bassac, de la fraîcheur, du fruit et du croquant pour les menus de printemps
Isabelle et Rémi Ducellier, (6,50€),

Côté Provence


Cuvée Marie-Christine, château de l’Aumerade, côte de Provence
un nez de zestes d’agrumes, attaque de pamplemousse avec un coeur bonbon anglais et une finale sur la fraîcheur, à bien fonctionné avec une terrine de truite et s’accordera avec les apéritifs rafinnés, truite et saumon, chèvre frais..


Rosé bio de la cave coopérative des vignerons de Cucuron,
pâleur cristaline, très frais, un parfum de jus de fraise, un joli bio tout simple

Par C10VIN - Publié dans : Vins divins
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Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 23:28

après un captivant cours de macaron «le vrai», décrypté par l’institut Vatel Gourmet à Nimes, en attendant de refaire cette classe de maitre avec le bon équipement à la maison, j’ai juste joué au trompe l’oeil avec radis rose et noir, mousse de fromage frais au piment d’espelette et tarama nature. Effectivement,dans  l’idée de farcir un légume croquant d’une mousse fondante, il y a un lien, et j’avoue que c’est beaucoup plus facile !


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Radis :
rondelles de radis noir pelé
petits radis roses ronds, lavés et coupés à la base pour la stabilité.

Garniture  :
(à garder au frais pour une consistance ferme)
ROSE
1= mousse de fromage frais + piment d’espelette
2= féta mixée avec pesto rosso (à la tomate)
VERT
1- tofu soyeux mélangé avec curry vert
2- brousse mixée avec pesto
BLANC ET NOIR
1- Chèvre frais mélangé à de la tapenade
2- brandade de morue et morceaux d’olives noires

Préparation des macaradis :
Assembler 2 couches de radis par un couche de garniture.
Maintenir au frais jusqu’au moment de servir.

Par C10VIN - Publié dans : Recettes maison
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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 16:37


Que faire avec ..les cadeaux épicées rapportés de Bali ?

Facile ! Clou de girofle, poivre, muscade, vanille vont servir tout de suite dans la cuisine et nos recettes de tradition :
muscade râpée dans les gratins et la béchamel
poivre et clous de girofle dans les pot au feu et daube (piqués dans un oignon), et dans les terrines,
vanille  dans les crème anglaises, les crèmes brûlées, les gâteaux, et peut se conserver dans le sucre qu’il parfume et s'employer en gourmandes recettes salées, comme le canard à la vanille Canard à la vanille

Plus compliqué , fèves de cacao et sucre de palme, mais surtout, à ne pas oublier tristement au fond d’un tiroir .


Fèves de cacao : un délicieux livre aux éditions de l’Epure, écrit par une spécialiste du cacao, Laurence Alemano de chocolatitudes vous donnera des idées déjantées. Vous en trouverez dans les épiceries fines et la boutique Chocolatitudes, bien sûr.

Si vous voulez aller au plus simple, 3 idées faciles :
Faire légèrement torréfier vos fèves dans une poêle à sec?
Une fois refroidi, concasser en éclats dans un mortier ou un moulin à café.
Ajouter à  :
la pâte à cookies au chocolat pour des très chics cookies chocolat - éclat de cacao
du chocolat amer fondu pour un coulis-croquant à napper des glaces ou des meringues..voire les 2 ensemble
du chocolat amer fondu, on ajoute une pointe de piment d’espelette, un tour de moulin à poivre et des graines de vanille, on coule dans des mini moules en silicone, pour des chocolat goût Mexique fait maison.

Le sucre de palme
bloc brun au parfum de caramel et de cannelle, c’est la touche de sucre qu’on rajoute dans nombre de recette de sauces asiatiques, thaïlandaises ou balinaises. Vous en trouverez dans les épiceries asiatiques et bios.
Pour s’en servir comme du sucre, mieux vaut le râper pour obtenir une poudre. En plus de l’usage classique de tout sucre (yaourt, crêpes, ect),
on en saupoudre  des ananas ou bananes poêlées
on le mélange à de la noix de coco toastée à sec à la poêle, pour en garnir, comme à Bali, des petites crêpes, on le met sur un riz au lait de coco, idéalement, de riz noir (black rice pudding).

Par C10VIN - Publié dans : Carnet de voyage gourmand
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 16:19

L’idée du pesto qui rime vient de rue Traversette, l’associer aux azuki, les haricots rouges japonais traditionnellement utilisés pour les desserts, vient de mon goût pour les légumes secs, des lentilles d’ici aux haricots japonais. Ceci dit, après dégustation, je pense que cette combinaison se marie à merveille avec des haricots de toutes couleurs, et si l’on veut pousser dans le sens de la rime, alors il faut des mogettes (de Vendée), roquette noisette !
Vous pouvez trouver ce délicieux pesto tout prêt dans la boutique en ligne Rue Traversette, voici ma version maison, simple et rapide à faire

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Pesto de roquette
par personne :
1 poignée de roquette
2 cs de poudre de noisette
1 cs d’huile de noisette
1 cs de jus de citron
1 pincée de sel

mixer le tout au robot jusqu’à ce que le mélange blanchisse

Azuki cuits
par personne :

80g de légumes sec
tremper dans l’eau sans calcaire pendant 3 heures
cuire 45 minuits avec un morceau d’algue kombu de la taille d’un ticket de métro
servir chaud ou froid avec le pesto de roquette

Par C10VIN - Publié dans : Recettes maison
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aidons le Japon

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