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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 13:06

Au coing le boudin !
On ne connait plus que le registre sucré du coing, pâte, gelée ou compote. Allons chercher dans l’autre coin, son acidité et sa texture granuleuse est très intéressante en version salée.
Pour changer des pommes avec un classique boudin, on l’accompagne d’une note sucré avec un confit d’oignons doux (où un chutney).
L’idée pratique est de cuire le coing à la vapeur pour éviter l’étape pénible- et dangereuse - de l’épluchage des coings crus.

http://farm5.static.flickr.com/4152/5168725333_afff49b7bd.jpg
pour 4 personnes
30 minutes
400g de boudin noir
4 coings
sel parfumé
cardamone verte en poudre
condiment : confit d’oignon ou chuntney de pomme

Laver et couper les coings en 4 comme une poire
Poser côté peau sur le fon du cuit-vapeur et cuire 20 minutes
Laisser tiédir avant d’enlever, avec un couteau pointu, le coeur et la peau (s’ils sont légèrement écrasés, ce n’est pas grave)
Assaisonner les coings de sel parfumé et cardomone en poudre
Couper le boudin en tranches de 2 cm
Dans une poêle, vaporisée à l’huile neutre, cuire 1 minute de chaque côté
Servir les coings avec le boudin croustillant et le condiment

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:26


Un atelier exceptionnel de cuisine japonaise est à noter :
à Paris, du mardi 23 au dimanche 28 novembre 2010
Cuisine Bien-être Shojin , par Mari et Komaki Fujii
Exceptionnel, car cette cuisine végétarienne est celle que l'on fait à la maison, où dans les temples.
Et c'est ce dont se nourrissent les japonais chez eux. C'est l'occasion de le goûter, mieux de savoir le faire en l'apprenant avec des spécialistes. J'ai cuisiné quelques recettes de leur atelier de l'an passé, dont cette soupe au tofu, c'est aussi simple que délicieux.

 

La sushi-révolution !

Qui aurait imaginé il y a une dizaine d’année que l’on pourrait trouver des restaurants japonais jusqu’au fin fond des villes de province ? Que les français de régaleraient de poisson cru, de riz froid et d’algues ? Le goût croissant pour la cuisine japonaise en France est indiscutable et j’en suis un parfait exemple. Mais est-ce vraiment le vrai goût du Japon ? Lisez donc cet excellent article (en anglais)  sur les parisiens qui aiment les sushis .

http://farm5.static.flickr.com/4130/5121345137_c002e3d24f.jpg
L'essence de la cuisine japonaise
Dans le numéro d'été du magazine Wasabi, Chihiro Masui, critique gastronomique et auteur de "Poisson, un art du Japon", donne un avis particulièrement intéressant dans l’article  "fusion pour le meilleur et pour le pire".
Ayant eu la chance de goûter au Japon cette cuisine pleine de facettes (de la cuisine de rue à la cuisine kaiseki, du poisson ultra frais à la cuisine de tofu..), je trouve sa vision "fractale" de la gastronomie japonaise particulièrement pertinente :  "c'est peut-être là que se situe la grande différence entre la cuisine japonaise et les autres cuisines du monde :  au Japon, on se concentre sur l'essence du goût, tout le reste étant considéré comme une sorte de pollution. Pour nous chaque bouchée doit contenir l'essence du produit."

 

4 conseils pour approcher le vrai goût du Japon...si l'on ne peut pas suivre ce cours à Paris  :
- Ne pas ignorer qu'un maître sushi suit 10 ans d'apprentissage au Japon. C'est donc assez rare à trouver en France. Aussi ne croyez pas manger des vrai sushis dans les chaînes comme le Sushi Shop, ne trouvez pas bizarre ce que l'on vous propose dans un restaurant avec un vrai chef japonais , comme au petit Tokyo à Montpellier ou à Paris. ..essayez de le découvrir toutes papilles ouvertes. Vous pouvez vous fier aux adresses du magazine Wasabi, par exemple.
- N'hésitez pas à goûter de la cuisine "fusion" pour le meilleur, des chef japonais qui s'installent en France en adoptent les produits pour les cuisiner "autrement". Mon coup de coeur se niche à Collioure, le 5° péché de Masashi Iijima.
- Sortez des sushi ou sashimi ou brochettes pour goûter à toutes les autres spécialités de la cuisine japonaise: nabe (pot-au feu fondu), okonomiyaki (crêpe-omelette avec plein de garniture, soba (pâtes de sarrasin), tonkatsu (escalope de porc panée) ...
- Lisez des mangas de cuisine  ..le gourmet solitaire ou aya conseillère culinaire !


-découvrez Tokyo gourmand en anglais sur CNNgO


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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 00:00


Des fruits fantastiques, côté santé, aspect ou goût, des fruits chargés de symboles, jusqu’à la pomme d’or du jardin des hespérides.
Ces fruits sont ceux de saison en Languedoc. Mais ils ne sont pas produits à échelle «industrielle», ils sont fragiles pour certains et voyagent mal. Plus que sur les rayons du supermarché, ils se trouvent sur les marchés locaux. Ils ont poussés probablement sans traitement, ce n’est pas le moindre de leur charme. L’aventure du goût est au coin du marché.

 

http://img.over-blog.com/185x122-000000/3/95/79/51//Frida-Kalho/la-novia-asustada--al-ver-la-vida-abierta-1943.jpg
"la novia asustada al ver la vida abierta" 1943 de Frida Khalo
actuellement visible à Vienne, dans l’exposition de la Bank Austrian Kunsforum.
l’ultime dernier tableau de Frida Khalo est «nature vivante», un tableau de fruits.
En 2011, à l'Orangerie à Paris, exposition Frida Khalo & Diego Rivera.



arbouse
L'arbouse est petite boule rouge éclatant au milieu des feuilles d’un vert brillant. A porté de main, il n’y a qu’à cueillir et croquer, c’est l’autre similitude avec la fraise. Texture granuleuse et goût douceâtre, l’arbouse est riche en vitamine C. En Corse ou en Italie, on la transforme en eau-de-vie ou confiture, mais on y perd le charme de cette éclatante bille velue!

coing
Le coing n’est pas très glamour : difforme et duveteux, dur et immangeable cru...Il a été butté hors des vergers par les pommes à croquer. Et pourtant, utilisé depuis l’antiquité, autant comme légume que comme fruit. Il est riche en pectine et vitamine C, et a un parfum et une odeur .. des temps anciens, et devient rose en cuisant. Surtout, évitez de vous blesser en l'épluchant, cuisez le juste à la vapeur pour finir de l’éplucher à la fin.
Cotignac en Provence fête le coing en octobre, et le cuisine à toutes les sauces.

figue
La figue m’est irrésistible, de l’odeur de sa feuille à son fruit, extérieur violet ou vert ; intérieur charnu rose et blanc. La choisir le plus mûre possible pour se délecter de sa chair sucrée aux petites graines croquantes. Riche en minéraux et vitamines, elle s’utilise de mille et une façons, elle se marie à merveille aux plats sucrés comme salés : de la pintade aux figues catalanes, aux chutney de figue, des figues séchées au figues distillées (boukha de Tunisie).

grenade
La grenade est fascinante, une coque dure cache une myriade de graines blanches entourées d’un rosée translucide  à la saveur légèrement sucrée et acidulé. D’abord c’est beau : ces graines peuvent métamorphoser tout l’hiver salades de fruits ou de légumes, yaourts ou dessert lactés. Ensuite elle est riche en vitamine C, potassium, et super concentrée en anti-oxydants. On trouve en magasin bio du jus de grenade, mais pour le faire maison, on mixe les graines au blender avec de l’eau, on filtre.. et on boit. Originaire d’Orient, la grenade et son jus concentré est un ingrédient clé de la cuisine iranienne et moyen-orientale.

kaki
Ces fruits à l’orange éclatant  font des plaqueminiers les arbres les plus extraordinaires de l’hiver, un arbre noir aux boules de feu, comme sortis d’un conte de fées.
A choisir ou mieux cueillir avec soin, car il doit se consommer bien mur, presque blet.
Sa saveur douceâtre, sa texture compotée est à goûter. Côté santé, le kaki bat des records de concentration de béta-carotène et antioxydants, vitamine C en prime.
Le Japon aime les kakis..et les cuisine en tempura.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 19:26

Si vous pensez que son titre est une provocation gratuite, ou une croustillante promesse..passez votre chemin, mais s'il vous a mis en appétit pour une visite culturelle de l’histoire de la gastronomie, c’est pour vous.
En recherchant des animations sur la semaine du goût dans l’Hérault - (vite fait, il y en a ..3!)l)...je trouve cette excitante annonce de conférence-dégustation à Auvers sur Oise.
 «Le sexe des gâteaux» parle des femmes, ou plutôt de leur absence de visibilité dans l’histoire de la pâtisserie.
Pour avoir, la semaine passé, cherché des publications sur les femmes-peintres, pour une très maigre récolte - il y a beaucoup plus de livres sur ..les macarons, par exemple- je trouve le sujet de cette conférence du plus haut intérêt... et l’association avec une dégustation la compléter à merveille.
linkhttp://farm5.static.flickr.com/4088/5094219206_fb53d4fb95.jpg
Cette conférence, faite par une historienne de la gastronomie,  Maguelonne TOUSSAINT-SAMAT, à clôturé la semaine du goût, le dimanche 17 octobre, à Auvers sur Oise.


"La conférence suivie d'une dégustation de gâteaux réalisée par Elsa MARIE, pâtissière au Grand Véfour, et Cyrielle THOMAS, auteure et bloggeuse culinaire. Vous pourrez goûter 4 gâteaux de 4 époques différentes : époque des Pharaons (pain fourré aux dattes), Renaissance (sacristains), époque Louis XV (baba au rhum), et milieu XIXe siècle (religieuses au café).
Une manière de voyager dans le passé grâce à la gourmandise !
La conférence-dégustation aura lieu le dimanche 17 octobre 2010 à 15h, à la mairie d’Auvers-sur-Oise, 1er étage".


Et, en grignotant un biscuit (biscuits de couvent, fait par des femmes, en toute "invisibilité») , je me prend à rêver d’une telle conférence pour la semaine du goût 2011 à Montpellier : histoire, gastronomie et «gender-studies» , il y a tant à dire, mes ami(e)s...

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 22:14


Simple coïncidence de calendrier où subtile concordance de dates ?
Quelques jours avant la semaine du goût  (du 11 au 17 octobre), le concours Montpellier secret recipe - pardon - la clapassade -  dévoile enfin son palmarès !

Annoncé initialement pour la rentrée 2009 (la gazette de Montpellier, mars 2009), puis début 2010  site de la ville de Montpellier), c'est finalement bienvenu, pour étoffer le maigre programme de la semaine du goût dans l'Hérault.

Les 10 recettes sélectionnées témoignent de la créativité des montpellierains (régalez-vous, téléchargez le livret) (j’ajouterai en 11° mon «oeuf de Montpellier» !), et LA recette joue un accord original mouton réglisse.
La meilleure façon de se faire une idée..c’est de goûter, dégustation promise le 15 octobre, sur le stand de la ville à la foire internationale de Montpellier.

Mais pourquoi donc Montpellier s’est lancé dans ce concours unchronique ?
Envie devant la riche tradition culinaire de nos voisins sétois (bourride, tielle, macaronnade..) ou gardois , militants du goût  (brandade, gardianne..).... ou oubli d’une cuisine des familles d’ici qui s’est diluée dans les cuisines bourgeoises, puis la croissance de la ville ? Mais quelle était la cuisine des barons de Caravette ?
La faire déguster en cuisine à domicile est le projet de «saveurs de Montpellier». Fabien, fils de vieille famille montpellieraine s’est lancé dans la restitution de recettes d’ci. Ne pouvant les consulter sur son site, et n’ayant pas encore expérimenté, je ne peux me prononcer, mais j’aime sa démarche... et je sais, ayant passé maintenant la plus grande partie de ma vie ici, que des délices cachées se cuisinent encore, ragoût d’escoubilles ou croquettes du Lez.

Montpellier ma muse....comme dit Roland Laboye, ce photographe modeste et génial, qui n’a cesse de mettre notre ville en image et les images dans la ville.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 17:36

Non seulement les gardois sont des activistes du goût,..toute l'année, mais ils savent faire des vins étonnants !

Le secret de la dégustation mystère de Secret Wine, c'est le Gard : les 3 vins étaient des Costières de Nîmes 

Vive les crocodiles roses, ça change des éléphants !

http://www.costieres-nimes.com/content/templates/costieres-nimes/images/gif/costieres-nimes.gif

Bravo à Ingvar Johanson, aussi fin limier, rayon vin que le fameux Kurt Wallander !

Et à l'opération Secret Wine, pour avoir fait de cette opération un moment ludique et convivial en ligne et dans le verre.  

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 18:44

Profitez des derniers légumes d'été pour faire une dernière ratatouille !

Connu bien au-delà du Sud de la France..jusqu’à donner son nom à l'autre célèbre rat des des studios Disney

 

http://i125.photobucket.com/albums/p44/Cinephileamateur/cinema/ratatouille.png

 

Ce mélange de légumes d’été au parfum d’ail, d’huile d’olive et de thym, peut se préparer en grande quantité et se manger chaud ou froid. Il faut profiter des derniers légumes d’été en faire des conserves..sinon rendez-vous l'été prochain !


LA ratatouille niçoise est LA "ratatouille-étalon". D’après le livre de référence (la cuisine du conté de Nice, de Jacques Médecin), consiste à faire cuire chaque légume séparément, aubergines et courgettes en rondelles d’un centimètres, poivrons verts et oignons émincées et ne les assemble dans une sauce tomate au basilic qu’au moment de servir. On peut appliquer technique de cuisson à des légumes découpés en tout petits dés, pour une présentation en « fine ratatouille », très actuelle voire les fleurs de courgette farcies à la ratatouille des frêres Pourcel .
Je vous propose la version la plus simple où tous  les légumes cuisent ensemble pour un résultat « compoté ».

 

http://farm5.static.flickr.com/4107/5068194982_cdf60e1028_z.jpg

Ma ratatouille

pour 4 personnes
préparation : 30 minutes, cuisson  : 45 mn à 1 heure

3 gousses d’ail
2 gros oignons
2 aubergines
1 poivron vert et un poivron rouge
2 courgettes
4 grosses tomates mûres
thym, sel, poivre
huile d’olive

Laver les légumes, émincer les oignons, peler et couper en rondelles de 1 cm les aubergines et les courgettes.
Enlever les graines des poivrons et les couper en morceaux de la taille des autres légumes.
Couper les tomates en quartiers et les épépiner.
Eplucher et hacher l’ail.
Dans une cocotte, faire chauffer 4 cuillères à soupe d’huile d’olive à feu vif, faire revenir l’ail haché. Quand il commence à dorer, ajouter les oignons, faire revenir 2 minutes.
Ajouter les aubergines, les courgettes, les tomates, et le thym.
Assaisonner de sel et de poivre, ajouter un demi verre d’eau.
Cuire 45 minutes à 1 heures à feu doux à couvert, en surveillant pour que les légumes soient « fondus », et qu’il n’y ait pas trop de liquide (on peut même égoutter avant de servir).
Servir chaud ou froid.

Variations sur les préparations : garnir des omelettes chaude ou froides,  des tartes salées ou des crèpes de sarrasin (version sans gluten), mélanger avec pâtes et riz pour un plat complet, mettre en verrine en ajoutant un étage de chèvre frais aux herbes, surmonter d’une couche de miettes de gressin...

Variations locales du Sud :

la chichoumeille languedocienne a près les mêmes ingrédients, suf le poivron rouge, et les aubergines sont dégorgées avant  - d’après le livre «la cuisine secrète du Languedoc-Roussillon» d’André Soulier,
la bohémienne n’a pas de courgettes, selon certaines recettes..pas de poivrons non plus !
Aubergines, tomates, oignons  et ail devient «riste d’aubergine» en pays d’Arles.

Et vous, vous la faites comment votre ratatouille ?


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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:08

La bonne surprise de la rentrée  était l’invitation à l’opération « secret wine», une proposition ludique de l’agence «clair de lune» aux blogeurs oenophile, qui consistait à découvrir l’appellation de 3 bouteilles masquées.


Ayant grandi en Auvergne avec le «jeu des fromages» (dégustation à l’aveugle de fromages ..d’Auvergne), cette invitation était irrésistible..mais beaucoup plus difficile en vin qu’en fromage pour moi !
J’ai donc évité la solitude de fond du dégustateur solitaire, et pratiqué le dégustation en sport collectif (j’ai vérifié, ce n’était pas interdit dans le règlement!). En réunissant une petite équipe devant ces 3 bouteilles.
Nous étions la parfaite illustration du chapitre D comme «dégustation» du  dictionnaire amoureux du vin de Bernard Pivot «la dégustation, c’est comme le football : tout le monde peut y jouer. Les Français n’en ont pas le monopole, ni les professionnels du vin, ni les clubs d’amateurs réunis pour des grand messe de dégustation....du «Goûtez-moi cette petite côte, vous m’en direz des nouvelles», du patron du café, au recueillement qui précède le versement dans les verres de quelques privilégiés, d’un vin rare d’une année légendaire, la dégustation se prête à des variantes infinies. Sauf qu’il s’agit chaque fois de goûter un vin pour le juger».


Et quand il s’agit non seulement de juger, mais de reconnaître, commence un exercice sensoriel et intellectuel qui me laisse toujours admirative : un va et vient entre cerveau droit et cerveau gauche, une intense activité neuronale entre récepteurs neuro-sensoriels et les zones du cerveau activant la mémoire, un numéro d’équilibriste entre analyse et plaisir... «la dégustation est d’abord un acte sensoriel : ensuite et seulement ensuite, une activité intellectuelle» dit mon bréviaire de la dégustation «Découvrir le goût du vin», Emile Peynaud et Jacques Blouin.


Nous avons usé de nos sens et de nos neurones, pour découvrir, ( ou penser avoir découvert- c’est comme l’Amérique, on peut se tromper !)...une jolie palette d’appellations du Sud,vitrine, en toute logique d’une grande appellation du Sud, ou peut-être de «l’art de vivre les vins du Sud»...
Il semble que personne n’ai trouvé à ce jour, une raison de plus pour visiter le site le site Secret Wine jusqu’à l’heure de vérité.

 

Une dégustation à l'aveugle (blind test en langage marketing !) qui peut mieux raconter ça que Pénélope Bagieu sur son génialissime blog, "ma vie est  tout à fait fascinante" ..merci Pénélope de rendre mes grands moments de solitude tout à fait hilarants.


http://penelope-jolicoeur.typepad.fr/.a/6a00e551dd382d88340134803fa399970c-800wi

La dégustation de finger japonais, mise en image par Pénélope Bagieu sur son blog! Pénélope dessine aussi Joséphine, dont le 3° tome vient tout juste de sortir. A déguster d'urgence.
Tout ça donne une folle envie de pratiquer la dégustation.. sans modération ! 

De confitures, les fromages ou les glaces avec les enfants ; de vin ou de whisky avec les grands et la dégustation littéraire à l’aveugle avec les Papous dans la tête sur France Culture.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:21

Un lundi noir : ce 20 septembre, l’omnivore «poisson pilote de la gastronomie» a organisé au 104 à Paris un un repas 100% black, cuisiné par des chefs..100% jeune cuisine.

Trop loin de Paris pour y goûter,  je me suis lancée dans mon oeuvre au noir, un noir du Montpellier, hommage à Soulages.

J’ai délaissé le noir le plus précieux de la truffe et du caviar,
j’oublie aussi le noir savoureux du quotidien, l’olive et le chocolat, le raisin et le café,
j’ignore le noir rare ou exotique, l’encre de seiche ou le sésame noir, les graines de pavot ou le vinaigre basalmique,
je ne prend que le noir le plus simple, un noir sobre pour des mets modestes.
Pain noir, lentilles, boudin, riz sont bases de mon triptyque en noir du salé au sucré.

 

http://farm5.static.flickr.com/4111/5020079651_314cd04570.jpg

 

Lentilles béluga en salade, algues et sel fumé (à droite)
De délicieuses lentilles noires, comme de jolies petites perles, plus petites et plus fermes que les autres variétés de lentilles et aussi simple à préparer.
Portion : 80g par personne. Rincer, cuire 20 minutes à petit bouillon à découvert, égoutter et assaisonner avec huile de sésame, sauce ponzu (soja et jus de yuzu), paillettes d’algue nori et sel fumé.
Où trouver ? Les lentilles béluga sont en magasin diététique, le sel fumé en épicerie fine, l’huile de sésame, la sauce ponzu et les algues nori (à découper en paillette aux ciseaux) en épicerie asiatique


Du galabar sur du pain noir (au milieu)
Le galabar, un boudin noir de gros calibre avec des morceaux de tête de cochon repose, froid, (et c’est très bon comme ça) sur du pain noir «pupernickel». Deux produits rustiques, le galabar du Sud-Ouest de la France, le pupernickel, d’Allemagne. La liaison est assurée par la très ancienne moutarde violette de Brive au mout de raisin, faisant un pont sucré-salé entre le galabar onctueux et le pumpernickel à la saveur douce, légèrement aigrelette.
Où trouver ?
Le galabar, un charcutier du Sud-Ouest ou en conserve . Il peut se remplacer par un autre boudin artisanal. Pumpernickel et moutarde de Brive, rayon épicerie fine.

Pudding de riz noir (à gauche)
Le pudding de riz noir est un dessert, voire petit déjeuner, emblématique de Bali, que l’on retrouve aussi en Indonésie. Le riz noir est ferme et parfumé, avec une touche de lait de coco sucré, c’est la version Asie du riz au lait.
Recette et page culturelle sur le riz noir par le délicieuse gazette de Bali.
Où trouver ? Le riz noir pour ce pudding se trouve dans les épiceries asiatique, tout comme les autres ingrédients de la recette.

A déguster avec un vin noir, vin de Cahors,  bien sur !

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:19

Le patrimoine peut se décliner sur les 5 sens, aussi je vous propose un voyage dans notre patrimoine musical et gastronomique, en 2 temps :

il y a un an, le 20 septembre 2009, un concert de musique romantique

par les cuivres romantiques, à la courroie

invitait à un retour à quelques 150 ans auparavant,  : "Une matinée musicale chez Adolphe Sax" pour 10 cuivres et un récitant dans des oeuvres originales pour fanfare des années 1845-65

suivi d’une buvette romantique


http://farm5.static.flickr.com/4088/4997098456_a655a5a383_m.jpgle thé en société, vers 1840, lithographie d'après Dévéria


La démarche
En parallèle  des recherches musicologiques et organologiques pour menées par les cuivres romantiques, j’ai recherché dans les documents d’époque, en particulier les livres de cuisine, mais aussi iconographie, presse et littérature, ce qui pouvait être proposé à manger et à boire en de telles circonstances, une réunion de la «bonne société», dans un salon bourgeois.

Les références historiques
Le XIX° est le siècle de l’invention de la gastronomie, «l’art de faire bonne chère» ou plus précisément de "l’intellectualisation" de cette notion, avec  la «physiologie du goût» de Brillat-Savarin en 1826 et la naissance de la critique gastronomique avec le «manuel des amphytryons» de Grimod de la Reynière en 1808. Le début du siècle voit éclore les plus grands restaurants et cafés parisiens, le second empire  les salons de thé, dont le toujours célèbre Ladurée.
Les bases de la haute cuisine française sont formalisées par Antonin Carème, dans «l’art de la cuisine française» (1833-1843), portées par ses disciples sur les plus grandes tables du monde, dans les palaces et les palais. Les femmes restent aux fourneaux au foyer, les «mères lyonnaises»  en sont la brillante exception. Les progrès techniques, les guerres, les blocus, les conquêtes des colonies bouleversent l’art de la cuisine le contenu des assiettes.


Aussi, à la question «romantisme et gastronomie ? », je réponds oui, au-delà de l’image d’Epinal du jeune homme éthéré et de la femme étranglée dans son corset, le XIX° a festoyé et banqueté, s’est «sucré le bec» et a fait couler à flot le vin et le champagne. On s’en régale encore en lisant le dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas, les cahiers de recettes de Nohant de George Sand ou les goûters de la comtesse de Ségur.

La réalisation
Cette buvette romantique ne visait pas à être une reconstition, mais une évocation de saveurs que pouvaient goûter les gens de cet époque, dans un cadre qui l’évoquait aussi, avec samovar, sucre en pain, vaisselle ancienne  et fleurs. En voici le "menu" et ses sources, tirées du grand dictionnaire de la cuisine pour Alexandre Dumas.

 

Un avant-souper au Grand Café de Paris
Vin doux naturel du Languedoc
«les muscats blancs du Roussillon, des Côtes du Languedoc tels que Lunel, Frontignan et Rivesaltes, sont les meilleurs de tout les vins blancs».A.Dumas

et petit pâté de Pézenas
«Au XVIII siècle le Vice Roi des Indes nommé Lord Robert Clive arriva à Pézenas pour prendre quelques repos accompagné de sa cour, valets et cuisiniers. Lors de ses réceptions, il servait régulièrement des Petit Pâtés. Ainsi le mélange salé-sucré si particulier conquit bientôt le coeur des Piscenois (habitant de Pézenas).
Vue l'accueil chaleureux que Lord Clive reçu et après plusieurs séjours, en guise de remerciements, il laissa à Pézenas la recette de ce fameux «petit pâté».


Un thé chez la comtesse de Ségur
«L’heureuse Sophie prit le plateau avec les six tasses, la théière, le sucrier et le pot à crème en argent. Elle demanda la permission de faire du vrai thé pour ses amies.»
Les malheurs de Sophie - Contesse de Ségur

«Pâtisserie : le caractère de la pâtisserie varie selon les goûts et les moeurs des peuples. Chaque peuple, chaque province, chaque localité a fourni à cet art des moyens de succès et a contribué à son immense éclat par des inventions plus ou moins originales dont chacune a son caractère propre. Dans l’état actuel de civilisation où nous sommes parvenus, la France marche en tête de la pâtisserie et après elle viennent l’Italie et la Suisse. Les hommes du meilleur ton, les femmes de la meilleure société ne rougissent plus d’entrer chez un pâtissier et de goûter ouvertement les produits de son industrie, des déguster les excellents vins et les liqueurs choisies dont il les accompagne et de sortir de chez lui dans honte comme sans affectation». A.Dumas

Croquignoles : «espèce de petit-four qui entre dans la composition des croquembouches.» A.Dumas
Recette du «cuisiner impérial ou l’art de faire la cuisine et la pâtisserie pour toutes les fortunes» par A. Viard, homme de bouche, 1808

et thé russe
«le meilleur thé se boit à Petersbourg, et en général par toute la Russie : la Chine y confinant par la Sibérie, le thé n’a pas besoin de traverser la mer pour venir à Moscou ou à Petersbourg, et les voyages en mer nuisent beaucoup au thé....Par le fait d’une habitude particulière à la Russie, et qui ne laisse pas au premier abord de choquer singulièrement les étrangers, les hommes boivent le thé dans des verres, et les femmes dans des tasses de Chine». A.Dumas


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  • : Goûtez à l’art de vivre du Sud : des produits méditerranéens revisités en recettes faciles à cuisiner et leurs accords avec les vins du Languedoc-Roussillon ; les producteurs, restaurants et rendez-vous gourmands de Montpellier et du Sud, Partez à la découverte de l’audace et de la simplicité de l’Asie et des cuisines du monde avec les carnets de voyage gourmands et du passé avec la cuisine historique. Nourrissez aussi votre esprit avec les chroniques gourmandes ou culturelles...
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