Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 14:54

Des recettes toutes douces pour tous et toutes, c’est le printemps, on cuisine pour partager, pour sortir, pour inviter ..

Ma recette des crèpes sans gluten

Pour le petit déjeuner, pour l’apéritif, à emporter en les piques-niques ou goûter, à congeler pour ne pas se retrouvé coincé.. ma recette rapide de petites crèpes sans gluten.. et localvores avec de la farine de riz (de Camargue), de châtaigne (des Cevennes), un touche d’amande (du Sud).
Des oeufs, du lait (on peut en mettre du végétal), du sel.
A faire en 5 minutes au blender !

pour 12 petites crèpes (dans une crème à blinis)

150 g de farine de châtaigne
75 g de farine de riz
75 g de poudre d’amande
1 pincée de sel
2 oeufs
25 cl de lait

Dans le blender, mélanger les farines, amandes et sel
Ajouter les oeufs, puis le lait
Mixer bien pour une pâte sans grumeaux...
C’est prêt !
Non sucrées, elle peuvent aller avec tout, de la crème de marron au poisson fumé, de la confiture d’abricot au fromagère de chèvre frais...

Deux  recettes à retrouver dans le Midi Gourmand de printemps :

Duo de tartes libres d’allergènes, salée aux légumes de printemps, sucrée au citron.
Deux tartes pour tous, «libres d’allergène», c’es  la recette pas à pas de Midi Gourmand Magazine du printemps  un joli cadeau de Mouvement With Love, Allergen Free, préparé avec amour par Nadia Sammut.

Son approche culinaire, à  retrouver bientôt dans le plus charmant des restaurants de Camargue, la Chassagnette au Sambuc.

Repost 0
Published by C10VIN - dans Recettes maison
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 10:25

12 conseils pour reconnaitre un restaurant qui prend le vin au sérieux

Vous avouez ne rien connaitre - où presque - en vin.. ce n’est pas une raison pour boire n’importe quoi au restaurant !
Pour éviter d’être prise pour une cruche, détectez rapidement les restaurants qui n’en savent pas vraiment plus que vous et veulent faire croire le contraire,  de ceux qui aiment le vin et savent le faire partager. Pour vous faire plaisir, pour éviter les déceptions et additions salées, pour encourager les bonnes pratiques...  à bonne table.. bon vin et bon service.

Un restaurant qui  soigne le vin....

  1. Dresse sa table avec verres à vin adaptés et impeccables
  2. Ne met pas ses bouteilles en décoration (petite exception pour les vides) et les garde dans des caves adaptées (armoire à vin tempérée, cave..)
  3. Vous présente une carte de vin organisée et renseignée (couleur, type, région, producteur, millésime et encore plus , cépage, typologie, méthodes de production, informations sur le domaine et le producteur..)
  4. Propose un bon choix de vin de sa région, peut avoir plusieurs cuvées, millésimes par producteurs et une gamme de prix assez vaste pour toutes les bourses .. et cohérente avec les tarifs de sa carte
  5. Peut afficher fièrement ses coups de coeurs et vignerons du mois en salle
  6. Et proposer des suggestions de vins avec chaque plats de la carte et des formules accords mets et vins...


A l’air content quand vous lui demandez conseil !

7. Vous prend au sérieux même si vous ne voulez que du vin au verre et vous propose plusieurs choix par couleur
8. Va plus loin que la question «rouge, rosé ou blanc», vous interroge sur vos envies et prend en compte le plat que vous avez choisi
9. Ne vous ne présente pas des vins que sur leur notoriété (domaine star ou servi à la table de l’Elysée...) , vous en dit plus sur le vin que ce qu’il y a marqué sur la carte (sur l’étiquette de la bouteille).. dans le meilleur des mondes, vous parle avec passion du vin et du vigneron, ou ira vous dénicher la fiche technique s’il ne sait pas tout
10. Indique qu’il est possible d’emporter la bouteille non terminée
11. Explique s’il faut carafer -  aérer le vin que vous avez choisi.. avant de le servir, veille à la bonne température du vin, rosé frais, rouge parfois aussi..
12. Vous montre la bouteille et fait goûter  (pas systématiquement à l'homme de la tablée)

Et s’intéresse à savoir si vous avez aimé !

Bonne dégustation !

Repost 0
Published by C10VIN - dans Billet d'humeur
commenter cet article
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:31

 

La caillette n’est pas une petite caille, la caillette est une boulette de porc et d’herbes hachées, enveloppée de crépine et cuit au four. Elle se prépare dans les familles en Cévennes, Ardèche, vallée du Rhône, Drome provençale.

Rustique, adaptable aux ressources du moment (épinards, blettes, salades… ). Pour mon livre Recettes de ma vigne, je les ai mélangées aux grains de raisin juteux. En ce printemps, cueillez des salades et des herbes sauvages, profitez des jolies balades proposées pour découvrir la nature au printemps.

Recettes de caillettes

 

http://farm4.staticflickr.com/3749/13250889725_9b655a6fbe_n.jpg

cochon dans une cueillette

 

 

30 minutes de préparation
30 minutes de cuisson
Peut à préparer à l’avance (jusqu’à 24h) et se congeler
se garde cuit au frais 3 jours 
Pour 20 pièces

Le mélange de base
1 kg de viande de porc semi grasse (gorge de porc) haché grossièrement
500 g  de vert de blettes (ou épinard, ou salade  frisée, ou autres verdures) blanchi, pressé avec soin et haché grossièrement
200 g de pain sec trempé dans du lait
1 oignon
2 gousses d’ail

1 bol de crépine (à demander à votre charcutier)
sel, poivre

Hacher ail et oignon
Tremper la crépine 15 minutes dans l’eau tiède pour la dégorger puis le retirer et la presser entre les mains pour sécher
Sur un torchon sec, étendre la crépine pour en la découper aux ciseaux
Couper des morceaux de la taille de 2 mains pour emballer les caillettes
Dans un grand saladier, mélanger à la main viande, blettes hachées, ail et oignon haché, pain trempé essoré, sel et poivre
Façonner une boule de la taille d’un œuf, y glisser une dizaine de raisins et emballer de crépine comme un paquet
Ranger serré dans en grand plat en terre huilé
Cuire 30 mn, au four th 7 jusqu’à un aspect bien doré sur le dessus
Sortir, servir chaud ou laisser refroidir.

Vins à caillettes
Facile à accorder, elle se mange chaude à table comme froide en casse-croute. Elle s’accorder sans façon avec un rosé printanier  . Le classique rosé du Domaine de l’Angaran, une valeur sûre qui plait unanimement, grenache cinsualt donnent minéralité et douceur ou un rouge frais et croquant, le Coume des Loups du Mas Mudigliza à Saint Paul de Fenouillède, http://www.masmudigliza.fr/ , syrah grenache carignan, tanins fins et gourmandise.

Balade de ceuillettes
Abbaye de Valmagne, son jardin médiéval au milieu des vignes bio, à VILLEVEYRAC -
 Au Nord de MEZE sur la D5 entre Montagnac et Villeveyrac , proche etang de Thau
Samedi 22 mars Decouverte des Salades Sauvages avec Michel Chauvet - Ethnobotaniste à l'INRA de Montpellier, Passionné par les plantes utiles, tant cultivées que sauvages, il suit leur histoire et leurs noms depuis l'Antiquité et au travers des continents. Il a créé un site collaboratif, Pl@ntUse, qui vise à rassembler les meilleures sources sur tous ces sujets.
 
Samedi 12 Avril Identifier et apprécier les plantes Aromatiques et Medievales avec Corinne Fabre
Au cours d’une déambulation bucolique dans le jardin médiéval de l’abbaye , Corinne Fabre vous expliquera les particularités, vertus traditionnelles et légendaires des plantes aromatiques et médiévales de notre jardin.

Repost 0
Published by C10VIN - dans Recettes maison
commenter cet article
7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 11:05

Savez-vous plumer du gibier ?


Lot quasi quotidien des fermières autrefois, qui sait aujourd’hui plumer une volaille, hormis
les chasseuses, ou plus fréquemment des femmes de chasseur- et des éleveuses de volaille.
Je ne sais si cela s’apprend dans les formations professionnelles de cuisinier. Je ne sais si les émissions de «cooking-reality» l’ont déjà au programme. Je ne sais si les chefs de la cuisine «New Nordic» en quête de produits authentiques, voire sauvages, mettent les mains dans la plume.
Je me suis dit que c’était un savoir qui pouvait s’avérer utile -  qui sait ce que l’avenir nous réserve - et une expérience à faire, pour qui aime le gibier et les produits «bruts».

http://farm8.staticflickr.com/7429/12990335765_809b90d3cf.jpg

Sarcelles

 

Mais comment ? Pour éviter la vision d’un nuage d’un nuage de plume envahissant la cuisine et d’un pauvre oiseau écorché, j’ai donc cherché des conseils. Les livres de cuisine d’aujourd’hui ne sont d’aucun secours et je n’ai pas de traité d’éducation ménagère d’avant-guerre. J’ai juste réussi à collecter de succincts conseils de la grande tante du copain qui le fait régulièrement.
Il faut tirer la plume? A chaud, à froid ? Sec ou mouillé ? Comme dans la chanson de l’alouette, le bec? la tête, le cou ? les ailes ?  Cette chanson est mensongère, on ne mangera ni bec, ni tête, ni queue, alors on ne les plumera pas, on les coupera. Il faut même commencer par ça, avant de plumer ces sarcelles mortes, mais encore si belles. Plumes mordorées et douces, courbe du bec orangé, fines pattes palmées. Beauté et fragilité. De quoi comprendre les végétariens.

Se rappeler aussi que jusqu'à récemment, tout ce que l’on mangeait à plumes ou à poils, en tout cas à la campagne, passait  entre les mains de femmes -  qui les avaient tués parfois avant. Comme les enfants, on préfère que l’on nous cache ces étapes.
Mais les oiseaux tués, ils faut les plumer.Prendre fermement le premier, commencer par rogner ces ailes qui permettent de voler, ses plumes caudales qui lui permettent de se diriger. Arracher par poignées floconneuses ces plumes qui l’habillent. Le plus difficile est encore après.. enlever les viscères, arracher un amas sombre entre rouge et bleu violacé, déliquescent sous la main. Je suis née dans une famille de pécheurs, non de chasseurs, et il me semble incomparablement plus facile de vider tout ce qui vient de mer ou de rivières. Apprêté pour cuire, vidé de ses entrailles, le poisson ou le poulpe  se ressemble encore. J’ai cependant continué à plumer vider jusqu’au dernier, sans grand talent je crains. J’ai fait ce que je pouvais  pour les rendre comestibles, j’ai rassemblé dans un grand sac,  tout ce que j’avais arraché, enlevé, coupé. Je l’ai vite jeté. J’ai lavé, essuyé, nettoyé ces petits oiseaux un peu écorchés, tenter d’effacer toute tache de sang. Quelques duvets légers voletaient encore.
Je ne sais si cette expérience est à recommander à tout gourmet. Elle rappelle que manger carné n’est pas anodin, ce met délicat a été vivant, il a eu beaucoup de travail pour le rendre délicieux et désirable. Je rend grâce à ceux qui le font pour moi. Je considère avec plus d’attention encore cette chair dans mon assiette. Voilà ce que j’ai appris de ce cadeau d’ami chasseur.

Repost 0
Published by C10VIN - dans Billet d'humeur
commenter cet article
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 10:41

«comment faire la parfaite.. souris d’agneau confite»


Il fait froid, c’est un temps à mijoter des souris d’agneau. Personne ne contestera le principe, mijoté doucement quelques heures jusqu'à ce qu’elle soit «confite» suivant l’appellation bistrotière. Une souris si tendance qu’elle est d’ailleurs difficile à trouver. Mon meilleur conseil ; tenter les boucheries orientales, qui consomment beaucoup d’agneau et ne sont pas encore totalement captives des tendances culinaires.
Ensuite, confire oui,.. mais comment ?

Èthymologiquement on confit pour conserver, dans le gras ou le sucre, les marrons, les melons, les canards ou les cochons. On se contentera ici de faire mijoter à feux doux, au moins deux heures nos souris, en cocotte fermée ou en plat au four. On retiendra de la confiserie une touche de douceur, de miel ou de fruit, qui se fond parfaitement avec le gras de la viande.
Dans le style des excellents articles du quotidien The Guardian «how to cook  the perfect...»  j’ai exploré la question du «comment faire la parfaite.. souris d’agneau confite».
Cette rubrique a exploré des recettes bien françaises, tapenade ou moule marinière, mais n’a pas encore décortiqué la souris d’agneau.
Suivant la parfaite méthodologie de l’auteure Félicity Cloake  donc effectué une lecture comparée des recettes de 4 références maitres.
Jamie Olivier, l’insipiration italienne
Des épices : coriandre, piment, romarin, marjolaine, de l’ail et des oignons, une garniture aromatique et du vinaigre basalmique, du vin blanc, des anchois et de la tomate, le tout en cocotte
Trish Deseine, l’inspiration marocaine
Une garniture aromatique, de l’ail et des oignons, du raz-el hanout, des carottes, tomates et pois chiches, au four.
Jacques et Laurent Pourcel du Jardin des Sens, roti laqué
Garniture aromatique et fond de volaille, arrosé au four lent et longtemps, déglacé au vinaigre de riz à la fin
Jean Plouzennec, chef président des toques Blanches du Roussillon, à la catalane
garniture aromatique et vin blanc sec, tomates et olives, au four

Recette de souris confite dans un goût ancien, inspiré de la cuisine romaine et médiévale
pour 4 souris d’agneau

 

http://farm3.staticflickr.com/2015/12985367115_d77d8b17e8_n.jpg

2 gousses d’ail
3 gros oignons doux finement ciselés
25 cl de Mikado, condiment alsacien acidulé de vinaigre et miel et infusion de plantes(peut être remplacé par du Noilly Prat et un trait de vinaigre blanc)
4 cs. de gelée de vin doux
1 cs de graines de coriandre écrasées
1 cs de graines de carvi
1 cc de poivre moulu
1 cs d’huile d’olive
sel

Faire dorer les souris dans l’huile sous toutes leurs faces dans une grande cocotte
Retirer et faire rôtir quelques secondes les graines de carvi
Ajouter ail et oignon et faire fondre à feu moyen deux minutes
Verser le Mikado, ajouter la gelée de vin doux et les autres épices, puis les souris d’agneau
Ajouter de l’eau à hauteur si nécessaire
Couvrir et faire mijoter à feu très doux pendant 1 heure 30
Vérifier qu’il ne manque pas de liquide et que la viande est bien cuite, à se défait sous la cuillère, servir chaud avec une cocotte de légumes racine mijotés (carottes, navets, panais.. ) ou de la purée maison.

Accord vin : Rouge de caractère, coup de coeur pour les Côtes du Rhône.
L’as de Pique 2012,  Côte du Rhône Village du Domaine de Pique-Basse, dans le petit village de Roaix au pied du Ventoux : du corps avec des tanins serrés, fruits rouge murs et pointe d’épice, il est sincère et  gourmand, puissant ce qu’il faut pour équilibrer les épices douces, la note sucrée-salée et la suavité de ces souris compotées.

Repost 0
Published by C10VIN - dans Recettes maison
commenter cet article
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 18:51

 

Cuisiné avec Jee... le plaisir de découvrir une cuisine d'Asie quasi-inconnue en France en Version Originale !

Après la K-pop, la K-food ? La cuisine coréenne est annoncée comme la prochaine cuisine tendance d'Asie, une cuisine bonne pour la santé, parfumée et relevée, conviviale avec une présentation qui permet de moduler et combiner différents aliments.
Pour en savoir plus, le site officiel de la Fondation de la cuisine coréenne.

Et découvrir à La table de Diogène est ronde, une délicate et délicieuse approche de la cuisine coréenne,  qui s'inspire  slow food, une touche de créativité et un croisement avec la table française pour le meilleur !


http://farm4.staticflickr.com/3722/12505553465_dc9a077de4.jpg
 
Pour une grande tablée d'amis réunis, Jee m'a montré comment cuisine le Bibimbap, le plat national de riz mélangé, que les épouses et mamans coréennes confectionnent avec amour pour leur maisonnée.
Pour cette recette traditionnelle, nous avons même préparé, en commençant la veille  :

- kmichi (choux fermeté) en version express, élément clé et secret de santé de la cuisine coréenne.  On peut avouer qu'il se trouve tout prêt dans les magasins de produits asiatiques, il est bien sûr incomparable fait maison, dans la tradition.
Il se prépare traditionnellement en hiver - se laisser fermenter 15-20  jours, puis se garde plusieurs mois au frigo. Dans un frigo séparé si possible,  le kimchi a une odeur et un goût aussi puissant que ses vertus santé.

Le choux chinois, coupé verticalement en 4, saupoudré de gros sel entre chaque feuille, doit tremper plusieurs heures à une nuit dans l'eau à température ambiante.
On doit ensuite le rincer du sel, le presser pour extraire le maximum d'eau, puis le couper en lanières.
On prepare à part la marinade  : mélanger piment coréen sec en poudre et sauce poisson pour confectionner une pâte, à laquelle on ajoute du radis noir râpé, de l'ail écrasé, du gingembre râpé, des blancs d'oignon émincés, et des graines de sésame écrasées.
On mélange avec le choux (à la main, gantée d'une façon très pratique d'un sac plastique), puis on laisse la chimie opérer.

-le riz :
le riz est la base de ce plat.
Du riz type "riz à sushi", lavé rapidement, laissé trempé la veille, puis cuit à couvert avec un doigt d'eau au dessus, pou être servi chaud.
`Version sans risque  (ma préférence) : au rice-cooker

-le boeuf mariné :
côte ou basse côte, émincé en tranches fines, mariné dans une sauce Bulgogi (poivre, soja, omission, ail, poires, ) quelques heures au frais.
il ira rôtir au four avec des oignons revenus, du vert d'oignon nouveau émincé et un peu de sauce soja au yuzu et sera servi chaud.

-des légumes sautés :
tout est cuit séparément, et disposé en bande dans un plat pour composer des rayures colorées
courgettes en tranche revenues avec de l'ail, carottes émincées, feuilles d'épinard, shitaké et oignons verts, germes de soja.

-des oeufs :
blanc et jaune sont séparés, battus, chacun cuit en très fine omelette, puis découpé en lanières, et déposés à côté des légumes.

C'est prêt :
le riz blanc fume, le boeuf cuit dégage une appétissante odeur piquante, le plat de légumes coloré donne très envie d'y plonger ses baguettes !Chacun se compose son assiette sur une solide base de riz.. et comme l'étymologie du nom l'indique... on mélange et on ajoute un peu beaucoup, passionnément de kimchi ! Croquant des légumes, piquant du kimchi, fondant de la viande, c'est très gourmand avec du caractère.

Dans le verre, en Corée, c'est de l'alcool de riz, ici, on a prévu de la bière.
On peut lui proposer un rosé de gastronomie,  avec de la couleur et de la matière, comme on peut trouver en Languedoc-Roussillon, ou pourquoi pas un claret bordelais ?

Un pont Corée France, via les USA... Merci Jee !

Repost 0
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 20:31

Retrouver mon ADN auvergnat en travaillant du cochon dans les Cévennes - rebelles au normé, cadré, aseptisé, branché - fidèles - à l'amitié, au temps qu’il faut pour bien faire,  aux goûts entiers et bruts.

Par chance pour mon âme encore citadine, le cochon était déjà tué, il ne s’agissait que de le transformer, entourée d’amis expérimentés et solidement équipés. Un week-end les mains dans le cochon, permet de réaliser le lien entre ce qui nourrit, la terre et la chair et le travail qui  transforme le vivant en succulent.

 http://farm3.staticflickr.com/2875/12501035915_952d0cbdcb_n.jpg

Oser détailler  ce cochon mort - entier, énorme - pattes raides, oreilles dressées, peau gris rose, ventre ouvert et vidé.. Suivre l'anatomie à la recherche de la «pluma», armée d’un grand couteau tranchant à dégager les muscles, séparer la graisse. 

Regarder, fascinée, le découpage en quartiers géants, les bacs qui se remplissent de pièces de viandes, autrefois pour le saloir,  aujourd’hui pour le congélateur.

Trancher pour la première fois la couenne coriace et le gras, si blanc, si doux. Trancher le foie en cubes rouge très sombre. Rien ne saigne, rien ne sent dans ce froid matin.

Suivre des yeux les gros vermicelles roses qui sortent du hachoir électrique, qui me rappellent la pâte à modeler «play - doh» de mon enfance.

Mettre les mains dans une montagne de chair hachée, froide et tendre ; presser, écraser, modeler, brasser, goûter le mélange froid - un peu plus d‘épices - effeuiller du thym frais cueilli juste à côté  pour relever un pâté parfait.

Rire - la goutte au nez, les pieds gelés- la tête dans la vapeur d’eau des stérilisateurs qui bouillonnent nuit et jour pour cuire des dizaines de bocaux.

Regarder, hypnotisée, le sang noir se mêler en tournoyant à une verte purée d’herbe pour le boudin...

Flairer. Pas d’odeur de viande  crue- en tout cas pour un humain, les chats sont aux aguets -  savourer l’odeur du bouillon permanent qui dans lequel mijote tête et herbes, l’odeur du pot au feu qui frémit tranquillement jusqu'au soir puis l’odeur affriolante des croustillous qui seront les premiers morceaux  goutés de ce cochon ... sa queue en tire bouchon est dans le bouillonet tout sera transformé jusqu’à l’oreille et groin dans le pâté de tête...

Repost 0
Published by C10VIN - dans Billet d'humeur
commenter cet article
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 11:28

 

Un calendrier de bons rendez-vous, pour ne pas se laisser gagner par le gris dans le mois le plus court de l’année !

Déguster la saga des gâteaux sur les radios locales de France Bleu
Diffusée du 17 au 28 février
Les gaufres de Lille, les p’tits beurres nantais, les cannelés de Bordeaux… ils ont tous leurs histoires. France Bleu vous propose pour les vacances de février un tour de France ludique et gourmand pour (re)découvrir les biscuits des régions.
17 février : Les Gaufres de Lille
18 février : Les Galettes Bretonnes de Pont Aven
19 février : Les P'tits Beurre Nantais
20 février : Les Cannelés de Bordeaux
21 février : Le Biscuit rose de Reims
 24 février : Les Madeleines de Commercy
25 février : Les Pains d'épices
26 février : Les Macarons de Montmorillon
27 février : Les Navettes de Marseille
28 février : Les Bugnes lyonnaises

Courir les marchés à la truffe  !
Il y a encore des truffes, il y a encore des marchés,
AUDE
Samedi 8 février 2014 : "Marché aux Truffes" à Villeneuve- Minervois
 'HÉRAULT
- Dimanche 9 février 2014 : 19e "Journée Paysanne" à Saint-Jean de Buèges - Dimanche 16 février 2014 : 6e "Fête de la Truffe" à Claret. Infos : 04 67 02 93 80
- Dimanche 23 février 2014 : "Fête du Cochon et de la Truffe" à Saint- Pons de Thomières
toutes les infos en Sud de France
PROVENCE
À Richerenches, les samedi matin jusqu'en mars


Sortir le 16 février au Restaurant Day !
"Fête de la musique pour la cuisine" le mouvement propose à tous les citoyens d'ouvrir des restaurants éphémères Le site www.restaurantday.org permet de découvrir les 350 restaurants éphémères déjà inscrits en Europe.

Visiter le  Salon de l’Agriculture, 22  février, 2 mars, à Paris,
Il faut le voir pour le croire... allez voir ! Et goûter, écouter, sentir..

Repost 0
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 10:29

 

Nouvel an chinois et chandeleur. Ceux deux fêtes sur deux continents ne partagent qu’une proximité de dates sur le calendrier.  On peut les rapprocher - comme souvent autour de la table - avec des deux recettes de crêpes d’Asie.

 

http://pwp.lino.com/marcelg/timbres/chicheva.jpg

 

Indonésie : Crêpe à la noix de coco «dadar»

pour 4 personnes
5 minutes de préparation
20 minutes de cuisson

160g de farine avec levure
60 g de sucre
1 boite de 140 ml de lait de coco
6 cl d’eau
1 oeuf
1 c. à s. de noix de coco  râpée
huile pour cuisson

Mettre dans un bol de blender farine, sucre, oeuf, lait de coco et eau. Mixer jusqu’à obtenir une pâte lisse.
Verser dans un bol et ajouter la noix de coco.
Cuire à la poêle anti-adhésive légèrement huilée, 1à 2 minutes de chaque côté, jusqu’à ce que la pâte dore et lève.
Peut se servir avec une garniture de petit dés d’ananas et de mangue, cuits dans du sirop de canne, saupoudré de noix de coco râpée.


Corée ; crêpe aux fruits de mer «Hae Mul Pajeon»

pour 2 personnes

10 minutes de préparation
20 minutes de cuisson

2 calamars vidés, lavés et coupés en fines lamelles
12 crevettes roses décortiqués, coupées finement
1 carotte rapée
3 tiges de cebettes (oignons verts) émincées
100 g de farine
20 cl d'eau froide 
1 oeuf
1 pincée de sel
1 c. à s. de maïzena
huile pour cuisson

Mélanger dans un bol farine, maïzena, oeuf, sel et eau,  jusqu’à obtenir une pâte lisse.
Ajouter ensuite la carotte râpées et la cébettes émincées, puis calamars et crevettes.
Dans une grande poêle anti-adhésive légèremenet huilée, verser la moitié de la pâte, cuire quelques minutes, et retourner - comme une tortilla -  pour cuire l’autre face.
Recommencer avec le reste de la pâte.
Servir chaud, découpé en part comme une arte.
Peut se servir avec une sauce relevée mélangeant sauce soja, ail hâché, sucre, huile de sésame et piment.

Bonne année du cheval... c’est mon année !

Repost 0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 12:20

 

12 idées pour enchanter vos papilles pour cette nouvelle année,

mes adresses coup de cœur de 2013, testées et approuvées !

Ces nouveautés et  valeurs sûres dessinent une carte postale gourmande, à l’image de la dynamique actuelle du Languedoc-Roussillon et autour,du bistrot au restaurant gastronomique, à la vigne, à la ville, au bord de l’eau ou dans la forêt, des bons produits et du savoir-faire, de la cuisine à l’accueil.

Tous passent d’abord leur temps à bien travailler, à choisir leurs produits frais et à les cuisiner. Mon conseil pour en profiter : passez juste un  coup de fil avant, pour être sûr de ne pas passer à côté de ces belles tables.

 

Les halles, c’est fort ! Narbonne (11) 

Le restaurant dans les halles est une des meilleures trouvailles à déjeuner, pour la viande et abats la boucherie à côté. Il y  a Sète, Nimes et Narbonne,  l’accueil est chaleureux et nature, le service allerte et les prix sages !

Chez Fourmi, Snack bar des halles de Narbonne, cuisson à tout heure (enfin jusqu’a la fin du marché vers 14h)

04 68 91 29 76(pas de web)

 

Pour un grand appétit de tout ! Narbonne (11)

Un buffet gargantuesque, une corne d’abondance de rôtisserie, produits de la mer, mijotés à l’ancienne, desserts, foie gras.. dans un cadre incroyable, avec une carte de vin des grands de la région, le tout, volontairement à prix super sages.. un succèsnon démenti année après année

Les Grands Buffets, Narbonne


 Étoilé, provençal, c’est Baux, Baux de Provence (13)

Le Provence de charme, un chic sans bling, où Michel Hulin, chef étoilé, travaille depuis 2001 à parfaire un registre de  saison et tradition inventif et une connaissance parfaite de l’huile d’olive locale. Luxe, calme et volupté !

La Cabro d’Or aux Baux de Provence

 

Chefs d’Oc en or  (34)

Les 10 chefs de Montpellier qui forment le Cl’Hub chef d’Oc, références de tables de long court, de travail gastronomique pour faire honneur aux produits – et aux vins d’ici, et qui ont  régalé les visiteurs de leur première manifestation, faisant oublier la pluie battante :  Vivement la deuxième !

Éric Cellier, Restaurant Cellier et Morel ; Jacques et Laurent Pourcel , Jardin des Sens, Charles Fontès, La Réserve Rimbaud, Pierre-Olivier Prouhèze,  Prouhèze Saveurs ;  Patrick Guiltat, le Castel Roncerey, Frédéric Husser, Husser Traiteur et Brasserie du Corum ; Lattes,  Romain Salamone, Sensations et Jacques Mazeran; Gignac,  Mathieu de Lauzun, Restaurant de Lauzun.

 

Bistronomie montpelliéraine (34)

Une table d’artisan-cuisinier, en centre ville de Montpellier, tout est fait, maison, produits de saisons, recettes bristronomiques. Dans son Artichaut, Sébastien Perrier part d’une composante traditionnelle, tête de veau, merlu ou queue de bœuf et la personnalise avec des condiments inventifs. Belle carte de vin, accueil agréable et prix sages.  ouvert en 2013

L’Artichaut à Montpellier

 

Bien plus qu’une auberge, Combes (34)

Une auberge de famille qui a les supers produits du coin, champignons, gibier, légumes, père et fils inventifs et généreux en cuisine, mère et fils sommeliers fondus de vins régionaux en salle, la famille Bonano fait grimper jusqu’à son auberge de Combes depuis bien loin pour son foie gras fumé aux sarments de carigan.. et la chambre d’hôte permet d’y passer une soirée l’esprit tranquille

 

L'auberge de Combes

 

 

 

 

Midi, canal à croquer, Colombiers (34)

La cuisine bistronomique, sur une terrasse qui donne sur le magique canal du Midi, qui reçoit les harleytistes en virée comme les familles le dimanche, qui a le charme et la décontraction de professionnels chevronnés qui aiment leur métier en cuisine et accueillir dans leur maison restaurée avec amour,

Au  Lavoir à Colombiers


 Mes huitres chic, Marseillan (34) 

Un bar à huitre avec une vue sur l’étang de Thau des huitres griffées et une brasucade à se lécher les doigts, où comment le Languedoc peut faire penser aux îles !

Le Saint Barth, Marseillan, ouvert uniquement aux beaux jours de Mai à Septembre// ouvert en 2012

 

Vins du Pic Saint Loup en cadre cozy, Valflaunès (34)

Un bar à vins qui rassemble presque tout le Pic Saint Loup dans un seul lieu, à déguster ou emporter, à goûter classiquement avec charcuteries et fromages, ou autrement avec sushi et huitres, autour d’une belle cheminée en hivers ou sur la placette en été, explications des vins par des passionnés

La Belle Vigne à Valflaunès

 

Vin catalan dans village charmant Maureillas (66)

Un bar à vin avec bonne cuisine sur une adorable placette, avec tous les plats proposés en accord avec leur verre de vin. Le 66 sur vins offre les Pyrénées Orientales comme on aime, « tourist’friendly » avec sa carte en anglais

66 sur vins, Maureillas, tout près de Ceret..

 

Oenotourisme catalan, Collioure (66)

Un restaurant sur un domaine viticole avec vue imprenable sur la magnifique baie des Paulilles. Au Clos des Paulilles,  tapas revisités, cuisine côté mer ou côté terre, revisité avec talent couple de chefs « franco-catalan » Mélina et Albert Boronat, secondé en salle d’un super sommelier, on tombe sous le charme.

Clos des Paulilles, Collioure, ouvert de mai à octobre

 

Si vous avez raté El Bulli Cadaques (Catalogne Sud en Espagne)

Un restaurant à Cadaques, innovant, délicat, épuré.. couteaux  sautés, côtelettes de canard, bonbons à la fraise liquide ou coulis d’amande, créatif, raffiné, sober et accessible.. Ex du celebrissime El Bulli, ces chefs ont du pep’s !

  COMPARTIR, ouvert en avril 2012.


Repost 0
Published by C10VIN - dans Belles tables
commenter cet article

Présentation

  • : CESTDIVIN
  • : Goûtez à l’art de vivre du Sud : des produits méditerranéens revisités en recettes faciles à cuisiner et leurs accords avec les vins du Languedoc-Roussillon ; les producteurs, restaurants et rendez-vous gourmands de Montpellier et du Sud, Partez à la découverte de l’audace et de la simplicité de l’Asie et des cuisines du monde avec les carnets de voyage gourmands et du passé avec la cuisine historique. Nourrissez aussi votre esprit avec les chroniques gourmandes ou culturelles...
  • Contact

Recherche

Archives

Liens